Jose Gaydu : la gestion financière dans le secteur public local

Jose Gaydu : la gestion financière dans le secteur public local

Dans le secteur public local, les aspects à prendre en compte dans la gestion financière sont multiples. Si dans le privé, dégager une marge suffisante pour assurer la survie et lever des capitaux est ce qui importe, il en est autrement ici. Pour Jose Gaydu, une gestion optimale des finances au niveau de l’administration publique doit viser un objectif majeur : garantir la disponibilité des fonds publics.

La gestion financière locale : l’importance des fondamentaux

« Dans l’administration publique, l’équilibre budgétaire des institutions est une problématique essentielle à laquelle les responsables à divers niveaux se doivent de veiller » dit Jose Gaydu. Ainsi, tout acteur intervenant dans le pilotage des entités a l’obligation de connaître les principes fondamentaux de l’analyse financière publique. L’objectif principal d’une telle maîtrise est qu’elle permettra aux personnes concernées d’avoir une idée précise, à tout instant, de la situation financière de leur institution. Grâce à cela, ils seront en mesure de déterminer la capacité de celle-ci à honorer ses engagements actuels (marchés passés, emprunts contractés, etc.). Aussi, pourront-ils s’assurer de l’aptitude de l’entité publique à renouveler ses engagements, dans un cadre pluriannuel, grâce à des programmes d’investissements.

La maîtrise des principes de l’analyse financière publique locale favorisera une définition claire de la capacité des organismes à garantir sainement leurs besoins en financement. Par ailleurs, elle aidera les administrateurs à évaluer leur marge de manœuvre en matière de prise de décisions. De même, ceux-ci seront aptes à déterminer quels instruments de suivi d’activités et quels indicateurs de mesure de solvabilité adopter.

Les prescriptions d’une bonne gouvernance financière selon Jose Gaydu

La gestion financière dans le secteur public local se concentre sur les actions visant à assurer la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des fonds alloués. La mise en place de ces procédures suit un certain nombre de prescriptions, lesquelles sont inspirées des principes mêmes de la bonne gouvernance. Il s’agit de :

  • la légitimité,
  • l’obligation de rendre compte,
  • l’efficacité,
  • la légalité,
  • l’action des pouvoirs publics orientée vers le développement.

Le premier principe fait référence à la légitimation ou à l’adoption des décisions de politiques financières. Il implique également une contribution équitable et non-ségrégationniste des populations locales. L’obligation de répondre de leurs actes relève de la responsabilité des administrations locales vis-à-vis de leurs citoyens. En effet, la gestion optimale des finances publiques découle de la faculté dont jouissent les acteurs de la société civile d’exiger des comptes.

L’efficacité, quant à elle, oblige les collectivités locales à se doter des compétences nécessaires pour gérer avec efficience l’argent public. Aussi, toutes les dépenses doivent-elles être effectuées dans un cadre légal en accord avec les valeurs fondamentales de l’État.

Comment favoriser une bonne gestion financière dans le secteur public local ?

Bien que leurs objectifs et contraintes soient différents, le secteur public pourrait s’inspirer de nombreuses pratiques observées du côté des organismes du secteur privé. D’abord, l’instauration d’un système d’audit et contrôle de gestion pourrait faciliter l’atteinte des objectifs d’efficacité et d’efficience en matière de gestion financière. Ensuite, il faudrait penser à mettre en place un indice de responsabilisation pour toutes les administrations locales.

La dernière mesure servira à évaluer objectivement la gestion financière des collectivités. Sur cette base, des notes pourraient être attribuées, lesquelles serviraient à identifier les localités les moins efficaces dans leur gestion. Cela permettrait ainsi de réfléchir à des stratégies et leviers pour améliorer l’organisation de ces secteurs.

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