Protéger les enfants contre le cyberharcèlement

Dans le passé, les harceleurs de la cour d’école restaient dans la cour d’école, ou du moins devant votre porte. Mais aujourd’hui, la cour de récréation, ce sont les médias sociaux, et les harceleurs rentrent à la maison avec votre enfant.

La mauvaise nouvelle est que la plupart des enfants seront touchés par une forme d’intimidation au cours de leur adolescence et de leur pré-adolescence. La bonne nouvelle, c’est que vous avez le pouvoir d’apprendre à vos enfants comment prévenir la cyberharcèlement – et le pouvoir de les aider à la gérer si elle se produit.

7 façons d’arrêter le cyberharcèlement avant qu’elle ne commence

Connaissez votre enfant

Avant de lui confier son smartphone, demandez-vous si votre enfant est prêt à utiliser la technologie de manière responsable. Il n’y a pas de règle absolue concernant l’âge auquel un enfant peut avoir un téléphone, mais son niveau de maturité doit être un facteur important dans votre décision.

Attendez que votre enfant soit suffisamment mature pour communiquer en ligne de manière respectueuse avec ses camarades, qu’il soit suffisamment digne de confiance pour venir vous voir en cas de problème et qu’il soit suffisamment sage pour garder ses informations personnelles privées.

Comprenez le fonctionnement des médias sociaux et des applications de messagerie

Vous ne vous considérez peut-être pas comme un expert en technologie, mais il est essentiel de connaître les applications et sites de médias sociaux, de messagerie et de jeux que votre enfant utilise. Votre enfant sera moins enclin à vous parler d’un problème s’il a l’impression de devoir expliquer la technologie.

Une petite recherche pour apprendre comment ces plateformes fonctionnent peut vous aider à anticiper les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent et vous aider à mieux gérer les problèmes s’ils surviennent. Une recherche rapide sur Google du type « Comment fonctionne Snapchat ? » vous donnera de nombreux articles et vidéos utiles qui pourront vous aider à mieux vous informer. Sachez aussi que ce n’est pas une fatalité et qu’il existe des solutions et applications adaptées pour prévenir et accompagner les jeunes personnes faces au cyberharcèlement, tel que l’application Family Webcare, développée par l’agence iProtego.

Apprenez comment fonctionnent les cyberharcèlement

Les cyberharcèlement deviennent de plus en plus créatifs d’année en année. Bien qu’il soit impossible de prévoir toutes les tactiques qu’ils pourraient utiliser, il est important d’en noter quelques-unes qui vont au-delà du harcèlement en ligne de base.

Les cyberharcèlement peuvent publier sur leur page des images ou des vidéos peu flatteuses, embarrassantes ou même photoshopées pour se moquer d’une autre personne. Les enfants peuvent ensuite les partager sur les médias sociaux et propager les effets du harcèlement. Les cyberharcèlement peuvent également créer de faux comptes pour « troller » les autres de manière anonyme, ou même créer un faux compte en se faisant passer pour leur victime et poster des photos ou des messages embarrassants. Les cyberharcèlement peuvent également prendre une photo ou une information qui devait rester privée et la publier dans un forum public sans autorisation.

Entamez une conversation suivie avec votre enfant

Une fois que vous avez pris des mesures pour comprendre le fonctionnement des médias sociaux et de la cyberharcèlement, parlez à votre enfant de la cyberharcèlement. Assurez-vous qu’il peut identifier la cyberharcèlement et qu’il sait quoi faire s’il en est témoin.

Observez les exemples de cyberharcèlement sur votre propre fil d’actualité et dans les médias sociaux – profitez-en pour en apprendre davantage sur la cyberharcèlement avec votre enfant. Dites systématiquement « C’est de la cyberharcèlement » pour permettre à votre enfant de l’appeler par son nom lorsqu’il en voit. Montrez l’exemple avec votre propre utilisation des médias sociaux en vous imposant des limites saines et en adoptant un comportement positif et respectueux en ligne.

Aidez vos enfants à se protéger contre la cyberharcèlement en leur rappelant fréquemment de ne pas divulguer leurs informations personnelles et en veillant à ce que leurs paramètres de confidentialité soient aussi stricts que possible sur leurs différents comptes. Établissez ensemble des règles claires concernant le comportement en ligne et fixez des limites de temps d’écran. Maintenez un dialogue ouvert sur les sites qu’ils utilisent, le genre de choses qu’ils publient et les personnes avec lesquelles ils interagissent en ligne.

Surveillez les comptes de votre enfant

Dans un monde parfait, nos enfants viendraient nous voir au premier signe de cyberharcèlement, mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Connaissez les noms d’utilisateur et les mots de passe de tous les comptes de vos enfants et vérifiez fréquemment s’il y a des signaux d’alarme. Si vous n’êtes pas en mesure de lire chaque message et chaque texte, une application comme Bark peut vous aider en vous alertant des conversations potentiellement inappropriées qui se déroulent sur le téléphone ou tout autre appareil de votre enfant. (Consultez notre critique de Bark pour plus d’informations).

Fixez des limites

Nous savons tous que plus nous sommes fatigués, moins nous sommes inhibés, et c’est la même chose pour les enfants. Fixer des limites fermes sur le temps passé devant l’écran, en particulier lorsqu’il s’agit d’applications de messagerie et de médias sociaux, peut aider à arrêter les problèmes avant qu’ils ne commencent. Des dispositifs comme Disney Circle permettent de fixer facilement des heures de coucher spécifiques pour les appareils mobiles, de contrôler le temps que vos enfants passent sur certaines applications et de filtrer les sites Web que vous ne voulez pas qu’ils utilisent.

Soyez attentif aux signes avant-coureurs

La cyberharcèlement se passe peut-être sur un écran, mais ses effets dans la vie réelle ne sont pas difficiles à repérer si vous savez quoi chercher. Un enfant victime de cyberharcèlement peut se replier sur lui-même et passer plus de temps que d’habitude attaché à son téléphone. Il peut avoir de fortes réactions émotionnelles lorsqu’on lui demande d’éteindre son appareil, et il peut être d’humeur plus changeante que d’habitude. Vous pouvez également remarquer qu’il ferme son téléphone.

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